Lors du sevrage d'alcool
Attention, durant la période de sevrage, le système nerveux central n’est plus sous l’influence de l’effet dépresseur de l’alcool, autrement dit les fonctions cérébrales ne sont plus ralenties. Des complications peuvent alors survenir, telles que des crises d’épilepsie ou le delirium tremens. C'est pourquoi il est impératif d'être accompagné par un professionnel lors du sevrage. Voici des traitements que ce dernier pourrait vous prescrire pour vous aider.
Les Benzodiazépines
Les médicaments couramment utilisés durant le sevrage sont les benzodiazépines qui, par leurs propriétés sédatives (tranquillisantes), myorelaxantes (qui détend les muscles) et anticonvulsivantes (contre les crises d’épilepsies) en font le meilleur traitement du sevrage. Ces médicaments abaissent les signes de manque et les éventuelles complications. Idéalement, ce traitement doit être de courte durée, le temps que les signes physiques de manque disparaissent. En effet, les benzodiazépines n’ont pas montré d’efficacité sur le maintien de l’abstinence ou sur la diminution des consommations d’alcool à long terme.
Il est important lors du sevrage de couvrir les signes de manque avec une dose adaptée de benzodiazépines. Le choix de la molécule (parmi les benzodiazépines) est moins important.
Les Beta-Bloquants, anti-convulsivants et neuroleptiques
Les beta-bloquants (ex: propranolol = Avlocardyl®), les anticonvulsivants (ex: carbamazépine = Tegretol®) et les neuroleptiques (ex: halopéridol = Haldol®) ont également été étudiés comme traitement du sevrage. Ces médicaments sont utilisés conjointement avec les benzodiazépines pour renforcer leurs effets sur des symptômes spécifiques comme les risques de crises convulsives (= crises d'épilepsie) ou les hallucinations dues à un delirium tremens.
La vitamine B1
La vitamine b1 (thiamine) est également prescrite lors des sevrages dans le but de prévenir des atteintes neurologiques graves comme l’encéphalopathie de Gayet-Wernicke (atteinte d’une zone du cerveau appelée « corps mamillaires » en raison d’une carence ou d’un défaut d’absorption de la vitamine B1).
Références







