Comment reconnait-on un traitement efficace?

Il n'existe pas de méthode absolue pour traiter les problèmes d'alcool. L'important étant que chacun trouve l'aide qui lui convient. Un traitement peut toutefois être considéré comme efficace en vertu de certains principes. Par exemple, l'Institut National pour l'Abus de Drogue (NIDA, USA) a produit en 1999 une liste de principes (.pdf) [liens externes] pour identifier les traitements efficaces. Ce document soulève des questions intéressantes. En voici une traduction libre:

  1. Aucun traitement ne convient à tous les individus. Il est essentiel d'adapter les traitements, les interventions et les services aux problèmes et besoins particuliers de chaque individu.
  2. Le traitement doit être facilement et rapidement accessible, afin de tirer parti des opportunités où les personnes dépendantes sont prêtes à le suivre.
  3. Un traitement efficace s'intéresse à l'ensemble des besoins d'un individu, et pas seulement à son usage de substances. Les besoins médicaux, psychologiques, sociaux, vocationnels et légaux doivent être pris en compte.
  4. Un plan de traitement et de services individualisés doit être constamment évalué et modifié si besoin, afin de s'assurer qu'il correspond aux besoins changeants de la personne.
  5. Rester sous traitement pendant une période adéquate est essentiel pour l'efficacité dudit traitement. Un premier seuil est atteint au bout d'environ trois mois. Les programmes devraient inclure des stratégies pour engager et maintenir les patients en traitement.
  6. Les activités de conseil (individuel et/ou en groupe) et autres thérapies comportementales sont des composants essentiels pour le traitmenet effectif des addictions.
  7. Les médicaments sont un élément important du traitement pour beaucoup de patients, en particulier en combinaison avec le conseil et d'autres thérapies comportementales.
  8. Les personnes souffrant d'une dépendance et d'une maladie mentale concomitante devraient recevoir un traitement intégré pour ces deux troubles.
  9. Le sevrage médicalisé n'est que l'une des premières phases du traitement d'une addiction, et en lui-même n'a pas beaucoup d'influence sur l'usage de substances à long terme.
  10. Il existe des traitements efficaces même s'ils vont à l'encontre de la volonté de la personne. Une motivation élevée peut faciliter le succès du traitement. Des sanctions ou stimuli dans la famille, l'environnement de travail ou le système judiciaire peuvent augmenter le taux de traitement et de stabilisation des interventions.
  11. La possibilité de consommation de substances pendant le traitement doit faire l'objet d'une surveillance.
  12. Les programmes de traitement devraient inclure des évaluations pour le HIV/SIDA, l'hépatite B et C, la tuberculose et d'autres maladies infectieuses, et des séances de conseil pour aider les personnes concernées à modifier d'éventuels comportements qui les placent elles-mêmes ou d'autres en situation de risque.
  13. La sortie d'un problème d'addiction peut être un processus long et nécessite de multiples phases de traitement.
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