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Aides et conseils pour les consommateurs d'alcool et leur entourage

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Aides et conseils pour les consommateurs d'alcool et leur entourage

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Maladies liées à la consommation

Les liens entre consommation d'alcool et tabac: initiation et sevrage

Les consommations d'alcool et de tabac sont souvent associées. La consommation d'alcool serait d'ailleurs une porte d'entrée vers le tabagisme chez les jeunes. Ce double usage alcool/tabac rend le sevrage tabagique plus difficile et la dépendance à l'alcool est en outre un facteur de rechute tabagique. Zoom sur les  liens entre alcool et tabac en matière d'initiation et de sevrage.

Consommation d'alcool chez les jeunes: un facteur d'initiation au tabac

De nombreuses études ont rapporté  des épisodes de consommation d'alcool et de marijuana comme prédicteurs du tabagisme. (1) (2) Une étude récente (datant de 2006) a montré un lien entre consommation d'alcool et initiation au tabac chez des étudiants de premier cycle aux USA. (3) La fréquence de la consommation d'alcool au cours des 12 derniers mois était liée au risque de devenir fumeur, surtout chez ceux qui buvaient plus de 3 verres à chaque sortie. Les étudiants qui avaient consommé le plus d'alcool (plus de 40 occasions au cours de 12 derniers mois) avaient 16 fois plus de risques de devenir fumeurs que les abstinents. Comment expliquer ce lien alcool/initiation au tabac? Boire beaucoup limiterait la capacité d'attention, ce qui induirait qu'un individu ayant consommé beaucoup d'alcool aurait plus de chance de se laisser tenter par une cigarette que de la refuser. (4) Autre théorie: avec le temps, l'alcool agit comme stimuli qui entraîne un besoin de fumer. (5)totop scroller orange

Sevrage tabagique plus difficile en cas de dépendance à l'alcool

Des études révèlent que le sevrage tabagique est plus difficile chez une personne dépendante à l'alcool. Ainsi, une étude de 1990 menée sur 2115 adultes en Floride du Nord a montré que les personnes qui ont arrêté de boire ont significativement plus arrêté de fumer que ceux qui ont continué à boire et que les gros buveurs avaient moins de chance que les autres d'essayer d'arrêter de fumer et d'y arriver. (6) Une autre étude datant aussi de 1990 a donné les résultats suivants: 49% de réussite d'arrêt tabagique à 6 mois chez les fumeurs sans problèmes d'alcool et seulement 7% chez ceux non-abstinents à l'alcool. (7) La consommation d'alcool est en outre une variable importante de rechute tabagique. Plus une personne consomme d'alcool et plus élevé est le taux de rechute. Le sevrage tabagique est également plus difficile chez les fumeurs qui ont été alcooliques dans le passé. Une étude a rapporté que les taux d'abstinence étaient plus faibles chez les fumeurs ancien alcooliques et que quand ceux-ci tentent d'arrêter de fumer, ils sont plus irritables, plus anxieux, ont plus de difficultés de concentration et plus de sensation d'inconfort que ceux sans passé alcoolique. (8)totop scroller orange

Sevrage alcoolique et sevrage tabagique: conjoints ou réalisés l'un après l'autre?

Les personnes alcoolo-dépendantes décèdent plus des répercussions de leur consommation de tabac que de celles liées à leur consommation d'alcool. Le sevrage tabagique est donc important à conseiller aux alcooliques. Cependant, aujourd'hui, les instances sanitaires sont encore réticentes à mettre en place des programmes de sevrage tabagique pour les alcooliques ou les anciens alcooliques, car l’idée répandue et que ce sevrage risque d'aggraver l'alcoolisme ou de menacer la sobriété. Pourtant, le sevrage tabagique ne semble pas être une cause de rechute de l'alcoolisme, qu'il soit réalisé de façon rapprochée après un sevrage alcoolique ou de façon conjointe pas plus qu'il n'induit une augmentation de la consommation d'alcool que ce soit à court terme ou à long terme chez ceux qui continuent à boire. (9) (10) Et, même, des données montrent que les alcooliques qui continuent à fumer ont peut-être plus de risque de rechuter. Une étude a rapporté une différence dans la durée de sobriété entre fumeurs et non-fumeurs, ces derniers ayant une durée de sobriété presque deux fois plus longue. (11) Le sevrage tabagique peut ainsi être envisagé après l'arrêt de la consommation d'alcool. Une étude a montré que les fumeurs avec un passé d'alcoolique (ou de drogué) semblaient mieux bénéficier des thérapies de remplacement de la nicotine (substituts nicotiniques) que les alcooliques. (12)totop scroller orange

Quid du double sevrage tabac et alcool? Peu d'études ont étudié le double sevrage alcool et tabac mais quelques études récentes semblent montrer qu'il pourrait être intéressant de mettre en place un sevrage tabagique au début d'une cure de désintoxication alcoolique. En particulier une étude datant de 2001 ( étude cependant limitée par son faible nombre de participants) a montré qu'il y a plus de chances que les fumeurs alcooliques essaient d'arrêter de fumer si le sevrage tabagique est mis en place au début de la cure de désintoxication alcoolique plutôt que plus tard dans le traitement. (13)

Cependant, se pose le problème du bon traitement de sevrage tabagique pour les alcooliques. Les thérapies de substituts nicotiniques ne fonctionnent apparemment pas sur les alcooliques. (14)Des approches pharmacologiques additionnelles (comme l'utilisation de naltrexone, un antagoniste de l'opiacé) n'ont pas eu d'effets sur le sevrage.

On sait que les abstinences alcool-tabac à long terme (depuis plus de 10 ans) sont fortement liées (15), d'où l'intérêt de continuer à faire des études sur le double-sevrage alcool et tabac et sur les traitements afin de trouver les plus efficaces chez les doubles dépendants alcool/tabac.totop scroller orange

Stop-tabac.ch

D'autres infos ou des moyens d'évaluer sa consommation sur stop-tabac.ch


Références

(1) John B. Schorling, Margaret Gutgesell, Paul Klas, Deborah Smith, Adrienne Keller,  Tobacco, alcohol and other drug use among college students Journal of Substance Abuse Volume 6, Issue 1, 1994, Pages 105–115
(2) Jones SE, Oeltmann J, Wilson TW, Brener ND, Hill CV. Binge drinking among undergraduate college students in the United States: implications for other substance use. J Am Coll Health. 2001 Jul;50(1):33-8.
(3) Reed MB, Wang R, Shillington AM, Clapp JD, Lange JE. The relationship between alcohol use and cigarette smoking in a sample of undergraduate college students. Addict Behav. 2007 Mar;32(3):449-64. Epub 2006 Jul 17.
(4) Steele, C. M., & Joseph, R. A., (1990). Alcohol myopia: Its prized and dangerous effects. American Psychologist, 45, 921-933.
(5) Tiffany ST. Potential functions of classical conditioning in drug addiction. In: Drummond DC, Tiffany ST, Glautier S, Remington B, editors. Addictive behaviour: Cue exposure theory and practice. London: Wiley; 1995. pp. 47–71.
(6) RS Zimmerman, GJ Warheit, PM Ulbrich, JB Auth The relationship between alcohol use and attempts and success at smoking cessation - Addictive Behaviors, 1990
(7) DiFranza JR, Guerrera MP.Alcoholism and smoking.J Stud Alcohol. 1990 Mar;51(2):130-5.
(8) JR Hughes Treatment of smoking cessation in smokers with past alcohol/drug problems- Journal of substance abuse treatment, 1993
(9) Joseph AM, Nichol KL, Anderson H. Effect of treatment for nicotine dependence on alcohol and drug treatment outcomes.Addict Behav. 1993 Nov-Dec;18(6):635-44.
(10) D Kalman Smoking cessation treatment for substance misusers in early recovery: a review of the literature and recommendations for practice. Subst Use Misuse 33(10):2021-47 (1998), PMID 9744841 
(11) Stuyt EB. Recovery rates after treatment for alcohol/drug dependence.Tobacco users vs. non-tobacco users. Am J Addict 1997;6(2):159–67.(12) JR Hughes Treatment of smoking cessation in smokers with past alcohol/drug problems- Journal of substance abuse treatment, 1993
(13) D Kalman, K Hayes, SM Colby, CA Eaton, DJ Rohsenow, PM Monti. Concurrent versus delayed smoking cessation treatment for persons in early alcohol recovery: a pilot study- J Subst Abuse Treat. 2001 Apr;20(3):233-8.
(14) Hays JT, Schroeder DR, Offord KP, Croghan IT, Patten CA, Hurt RD, et al. Response to nicotine dependence treatment in smokers with current and past alcohol problems. Ann Behav Med 1999;21(3):244–50.(15) De Soto CB, O’Donnell WE, De Soto JL. Long-term recovery in alcoholics. Alcohol Clin Exp Res 1989;13(5):693–7.totop scroller orange

Autres sources :

  • K Doherty, T Kinnunen, FS Militello, AJ Garvey Urges to smoke during the first month of abstinence: relationship to relapse and predictors- Psychopharmacology, 1995 - Springer
  • N Hymowitz, M Sexton, J Ockene, G Grandits Baseline factors associated with smoking cessation and relapse- Preventive Medicine, 1991
  • AM Joseph, DB Nelson, SM Nugent, Willenbring ML. Timing of alcohol and smoking cessation (TASC): smoking among substance use patients screened and enrolled in a clinical trial- J Addict Dis. 2003;22(4):87-107.
  • DJ Romberger, K Grant - Alcohol consumption and smoking status: the role of smoking cessation Biomedicine & pharmacotherapy, 2004
  • A Mashberg, P Boffetta, R Winkelman, L Garfinkel Tobacco smoking, alcohol drinking, and cancer of the oral cavity and oropharynx among US veterans- Cancer, 2006  
  • KA Keough, PG Zimbardo, JN Boyd - Who's smoking, drinking, and using drugs? Time perspective as a predictor of substance use Basic and Applied Social Psychology, 21(2), 149±164 1999
  • DeBerard, M. Scott, Glen I. Spielmans, and Deana C. Julka. Predictors of academic achievement and retention among college freshmen: A longitudinal study- College Student Journal 38.1 (2004): 66-80.
  • Mah Russell. Cigarette smoking: natural history of a dependence disorder- British Journal of Medical Psychology, 2011 - Wiley Online Librarytotop scroller orange

Auteur : Anne-Sophie Glover-Bondeau / avril 2013


 

Tabac et alcool : un cumul de risques...

Les deux facteurs de risque alcool et tabagisme agissent en synergie. La combinaison alcool et tabac multiplie en particulier les risques de cancers des voies aérodigestives supérieures.

transversal alcool Une association fréquente

Il existe une corrélation positive entre consommation d'alcool et consommation de tabac (1) Cette association est dose-dépendante: les gros fumeurs boivent plus que les petits fumeurs et les gros consommateurs d'alcool fument plus que les petits buveurs. (2) Cette double-consommation se voit dès l'adolescence. Plusieurs études montrent que le risque de consommation d'alcool est trois fois plus élevé chez les adolescents fumeurs (un paquet par jour) que chez les adolescents non-fumeurs. (3) L'alcoolisme est 10 fois plus fréquent dans la population de fumeurs que dans celle des non-fumeurs. Cette association alcool-tabac est plus marquée chez les alcoolo-dépendants : les études montrent une prévalence du tabagisme entre 83 et 100%. (4) Les alcoolo-dépendants ont une consommation de tabac supérieure à celle de la population générale et leur degré de dépendance est plus important. Et cette association alcool et tabac génère une synergie toxique responsable d'une augmentation de la mortalité chez les patients alcoolo-dépendants. Une étude a ainsi montré sur un suivi durant près de 12 ans de près de 7'500 participants que le risque de mortalité était plus grand chez les fumeurs que les non-fumeurs et encore plus élevé chez les fumeurs avec un problème totop scroller oranged'alcool. (5)

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En associant alcool et tabac, vous multipliez les risques de développer certains cancers.

transversal alcool Cancers des voies aérodigestives supérieures (VADS) 

La consommation d'alcool seule entraîne une augmentation du risque de cancer des voies aérodigestives supérieures (VADS): ensemble des cancers de la bouche, du pharynx, du larynx, des sinus et de la face. De nombreuses méta-analyses ont établi un lien entre consommation régulière d'alcool et survenue d'un carcinome épidermoïde des VADS indépendamment de la consommation de tabac. Ainsi, une méta-analyse publiée en 2003 a montré une augmentation du risque chez les non-fumeurs: le risque relatif est faiblement augmenté pour les consommateurs de moins de 40g d'alcool par jour (OR de 1,4 à 1,7 selon la localisation anatomique), mais fortement augmenté pour les consommateurs de plus de 40g d'alcool par jour (OR de 4,2 à 12,6 selon la localisation). (6) L'augmentation du risque de VADS est encore plus forte lors d'une consommation conjointe d'alcool et de tabac. Ces deux facteurs de risque agissent en effet en synergie. Les effets néfastes de l'alcool et du tabac ne s'additionnent pas, ils se multiplient. Au moins 75% des cancers de la gorge et de la tête (cavité buccale, pharynx, larynx) sont imputables à une combinaison tabac et alcool. (7) Les hommes qui consomment de l’alcool et du tabac ont 38 fois plus de risque de développer l’un de ces cancers qu’un homme qui ne touche ni à l’un ni à l’autre. (8) Les études cas-témoin portant sur le cancer du larynx ou le cancer de la cavité buccale montrent que cette combinaison tabac et alcool multiplie les risques. Ainsi, une étude a rapporté que les risque relatifs de cancer du larynx étaient considérables et comparables chez les gros fumeurs et chez les alcooliques, mais près de quatre fois supérieur chez les alcooliques fumeurs. (9)totop scroller orange

La combinaison alcool et tabac augmente aussi les risques de cancer de l'œsophage, tout particulièrement chez les sujets génétiquement à risque (OR=107). (10) La consommation d'alcool seule est liée à une augmentation du risque du cancer de l'œsophage, de façon dose-dépendante: les grands consommateurs d'alcool ont plus de risque de développer un cancer de l'œsophage. La consommation de tabac augmente aussi le risque mais l'augmentation du risque relatif en fonction du niveau de consommation n'est pas aussi régulière qu'avec l'alcool. Combinés, alcool et tabac agissent en synergie. L'association alcool et tabac est ainsi liée à un risque important de carcinome épidermoïde de l'œsophage. (11) Le double usage alcool et tabac favorise également d'autres troubles (maladies du pancréas, de l’œsophage, cirrhose du foie pancréatite, maladies parodontales.) (12) (13) (14) Les maladies cardiovasculaires sont également influencées par un tabagisme élevé en association avec une forte consommation d’alcool. (15)totop scroller orange

transversal alcool Les mécanismes carcinogènes

Tabac et alcool sont tous deux des facteurs de risque de cancer. La fumée de cigarette comprend de nombreuses substances cancérigènes. L'exposition chronique à l'alcool entraîne une atrophie des muqueuses buccale et œsophagienne associée à une prolifération cellulaire compensatrice. (16) En outre, l'alcool provenant des boissons alcoolisées est métabolisé en acétaldéhyde classé comme un carcinogène humain. Ces deux facteurs de risque agissent en synergie s'ils sont combinés. Cette interaction peut être expliquée de façon biologique. Il a été montré que la production d'acétaldéhyde  augmentait en cas d'association alcool et tabac, ce qui expliquerait en partie l'effet synergique alcool-tabac. (17) Des études suggèrent que l'éthanol augmente la perméabilité de la muqueuse aux cancérogènes, dont ceux de la fumée de tabac. (18) Une étude sur un modèle animal a montré que l'éthanol à 25%, seul ou en présence de nicotine, augmente la perméabilité de la muqueuse buccale à la N-nitrosonornicotine (cancérogène du tabac). (19) La consommation d'alcool augmente en outre l'intensité de la fumée de tabac (inhalation plus profonde).totop scroller orange

transversal alcool Décider d'arrêter de fumer

Retrouvez le même article et d'autres infos sur le Stop-tabac.ch ou sur l'application iPhone Stop-tabac.totop scroller orange


Références

  1. Friedman GD, Tekawa I, Klatsky AL, Sidney S, Armstrong MA. Alcohol drinking and cigarette smoking: an exploration of the association in middle-aged men and women. Drug Alcohol Depend. 1991 May;27(3):283-90.
  2. Aubin HJ, Tilikete S, Roullet-Volmi MC, Barrucand D. Interrelations entre les dépendances alcoolique et tabagique. Alcoologie 1995; 17:281-286.
  3. Hoffman JH, Welte JW, Barnes GM. Co-occurrence of alcohol and cigarette use among adolescents. Addict Behav. 2001 Jan-Feb;26(1):63-78.
  4. DiFranza JR, Guerrera MP. Alcoholism and smoking. J Stud Alcohol. 1990 Mar;51(2):130-5.
  5. Rosengren, A., Wilhelmsen, L., & Wedel, H. (1988). Separate and combined effects of smoking and alcohol abuse in middle-aged men. Acta Medica Scandinavia, 223, 111-I 18.
  6. Zeka A, Gore R, Kriebel D. Effects of alcohol and tobacco on aerodigestive cancer risks: a meta-regression analysis.Cancer Causes Control. 2003 Nov;14(9):897-906.
  7. Hashibe M, Brennan P, Benhamou S, Castellsague X, Chen C, Curado MP, Dal Maso L, Daudt AW, Fabianova E, Fernandez L, Wünsch-Filho V, Franceschi S, Hayes RB, Herrero R, Koifman S, La Vecchia C, Lazarus P, Levi F, Mates D, Matos E, Menezes A, Muscat J, Eluf-Neto J, Olshan AF, Rudnai P, Schwartz SM, Smith E, Sturgis EM, Szeszenia-Dabrowska N, Talamini R, Wei Q, Winn DM, Zaridze D, Zatonski W, Zhang ZF, Berthiller J, Boffetta P. Alcohol drinking in never users of tobacco, cigarette smoking in never drinkers, and the risk of head and neck cancer: pooled analysis in the International Head and Neck Cancer Epidemiology Consortium. J Natl Cancer Inst. 2007 May 16;99(10):777-89.
  8. Blot WJ, McLaughlin JK, Winn DM, Austin DF, Greenberg RS, Preston-Martin S, et al. Smoking and drinking in relation to oral and pharyngeal cancer. Cancer Res 1988;48(11):3282–7.
  9. Rosengren, A., Wilhelmsen, L., & Wedel, H. (1988). Separate and combined effects of smoking and alcohol abuse in middle-aged men. Acta Medica Scandinavia, 223, 111-I 18.
  10. Garavello W, Negri E, Talamini R, Levi F, Zambon P, Dal Maso L, Bosetti C, Franceschi S, La Vecchia C Family history of cancer, its combination with smoking and drinking, and risk of squamous cell carcinoma of the esophagus. Cancer Epidemiol Biomarkers Prev. 2005 Jun;14(6):1390-3.
  11. J Steevens, LJ Schouten, RA Goldbohm Alcohol consumption, cigarette smoking and risk of subtypes of oesophageal and gastric cancer: a prospective cohort study… - Gut, 2010
  12. Vaillant GE, Schnurr PP, Baron JA, Gerber PD.A prospective study of the effects of cigarette smoking and alcohol abuse on mortality. J Gen Intern Med 1991;6(4):299–304.
  13. Sakki TK, Knuuttila ML,Vimpari SS, Hartikainen MS. Association of lifestyle with periodontal health. Community Dent Oral Epidemiol 1995;23(3):155–8.
  14. Lowenfels AB, Maisonneuve P, Cavallini G, Ammann RW, Lankisch PG, Andersen JR, et al., International Pancreatitis Study Group. Prognosis of chronic pancreatitis: an international multicenter study. Am J Gastroenterol 1994;89(9):1467–71.
  15. Schroder H, Marrugat J, Elosua R, Covas MI. Tobacco and alcohol consumption: impact on other cardiovascular and cancer risk factor in a southern European Mediterranean population. Br J Nutr 2002; 88(3):273–81.
  16. MascresC, Ming-Wen F, Joly J.-G. 1984. Morphologic changes of the esophageal mucosa in the rat after chronic alcohol ingestion. Exp Pathol 25 : 147-53.
  17. HomannN, Tillonen J, Meurman JH, Rintamaki H, Lindqvist C, et al. 2000. Increased salivary acetaldehyde levels in heavy drinkers and smokers : a microbiological approach to o oral cavity cancer. Carcinogenesis 21 : 663-8.
  18. HowieNM, Trigkas TK, Cruchley AT, Wertz PW, Squier CA, Williams DM. 2001. Short-term exposure to alcohol increases the permeability of human oral mucosa. Oral Dis 7 : 349-54
  19. DuX, Squier CA, Kremer MJ, Wertz PW. 2000. Penetration of N-nitrosonornicotine (NNN) across oral mucosa in the presence of ethanol and nicotine. J Oral Pathol Med 29 : 80-5

Autres sources :

  • K Doherty, T Kinnunen, FS Militello, AJ Garvey Urges to smoke during the first month of abstinence: relationship to relapse and predictors- Psychopharmacology, 1995 - Springer
  • N Hymowitz, M Sexton, J Ockene, G Grandits Baseline factors associated with smoking cessation and relapse- Preventive Medicine, 1991
  • AM Joseph, DB Nelson, SM Nugent, Willenbring ML. Timing of alcohol and smoking cessation (TASC): smoking among substance use patients screened and enrolled in a clinical trial- J Addict Dis. 2003;22(4):87-107.
  • JR Hughes Treatment of smoking cessation in smokers with past alcohol/drug problems- Journal of substance abuse treatment, 1993
  • RS Zimmerman, GJ Warheit, PM Ulbrich, JB Auth The relationship between alcohol use and attempts and success at smoking cessation - Addictive Behaviors, 1990
  • DJ Romberger, K Grant - Alcohol consumption and smoking status: the role of smoking cessation Biomedicine & pharmacotherapy, 2004
  • D Kalman, K Hayes, SM Colby, CA Eaton, DJ Rohsenow, PM Monti. Concurrent versus delayed smoking cessation treatment for persons in early alcohol recovery: a pilot study- J Subst Abuse Treat. 2001 Apr;20(3):233-8.
  • A Mashberg, P Boffetta, R Winkelman, L Garfinkel Tobacco smoking, alcohol drinking, and cancer of the oral cavity and oropharynx among US veterans- Cancer, 2006
  • KA Keough, PG Zimbardo, JN Boyd - Who's smoking, drinking, and using drugs? Time perspective as a predictor of substance use Basic and Applied Social Psychology, 21(2), 149±164 1999
  • DeBerard, M. Scott, Glen I. Spielmans, and Deana C. Julka. Predictors of academic achievement and retention among college freshmen: A longitudinal study- College Student Journal 38.1 (2004): 66-80.
  • Mah Russell. Cigarette smoking: natural history of a dependence disorder- British Journal of Medical Psychology, 2011 - Wiley Online Librarytotop scroller orange

 

(Auteur : Anne-Sophie Glover-Bondeau / mars 2013)

L'alcool et la santé

Aujourd'hui les spécialistes s'accordent pour dire que toute consommation d'alcool, même irrégulière, est nocive pour la santé. En effet, la consommation d’alcool a une influence délétère sur le développement de nombreuses maladies : cancers, maladies cardiovasculaires et digestives, maladies du système nerveux et troubles psychiques.

L’alcool peut également être à l’origine de difficultés plus banales (fatigue, tension artérielle trop élevée, troubles du sommeil, problèmes de mémoire ou de concentration, etc.).

infographic alcohol 2018

 

Les risques en image

Voici une sélection de vidéos de prévention qui mettent clairement en exergue les dangers d'une consommation à risque, que se soit par des excès ponctuels ou par une consommation chronique... N'hésitez pas à nous écrire à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. si vous voulez montrer vos propres vidéos!

[attention certaines images sont très dures et peuvent heurter la sensibilité des plus jeunes ou des personnes non averties]

Consommation chronique

Video www.drogues-info-service.fr [liens externes]

Alcool et conduite

Video http://www.securite-routiere.gouv.fr/ [liens externes]

Video http://www.securite-routiere.gouv.fr/ [liens externes]

Video http://www.securite-routiere.gouv.fr/ [liens externes]

Video http://www.securite-routiere.gouv.fr/ [liens externes]

Video http://www.securite-routiere.gouv.fr/ [liens externes]

 

Risques pour le coeur et les vaisseaux sanguins

Hypertension artérielle (HTA)

On l'observe dans les consommations importantes d'alcool à partir de 30 grammes, soit trois verres standard par jour. L'hypertension artérielle est une maladie "silencieuse" qui, non traitée, induit progressivement des lésions irréversibles dans le système circulatoire et les tissus (cerveau, coeur, reins, rétine, etc). A des doses moindres, jusqu'à 20 grammes par jour, l'alcool induit au contraire une baisse de la tension par dilatation des vaisseaux.

Problèmes cardiaques

On observe notamment des troubles du rythme, qui disparaissent au sevrage, et une insuffisance cardiaque liée à la carence en vitamines du groupe B, notamment la vitamine B1. Elle est fatale si elle n'est pas traitée. Les palpitations sont assez fréquentes.

Anémie

Elle est liée à la carence en vitamines, en particulier B12. Les altérations de la muqueuse de l'estomac entrainent une baisse d'absorption de cette vitamine. En effet, cette muqueuse n'arrive plus à produire une substance (appelée facteur intrinsèque) nécessaire à l'absorption de la vitamine B12.

Troubles de la circulation portale

Dans le cadre de la cirrhose du foie, la désorganisation de la structure de cet organe constitue un obstacle au passage du sang en provenance des intestins, causant un excès de pression (hypertension portale). Se développent alors des varices en certains points spécifiques: autour de l'oesophage distal, autour de l'anus (hémorroïdes), autour du nombril (connues comme "tête de méduse"). Les varices de l'oesophage en particulier présentent un risque sérieux de rupture et saignement massif, pouvant être mortel.

En France, les hémorragies par rupture de varices oesophagiennes surviennent à raison de 14.5 pour 100 000 habitants.
Elles représentent la principale cause de décès au cours de la cirrhose. Sans traitement, elles sont fatales dans un tiers à la moitié des cas [1].

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Rupture d'une varice oesophagienne (flèche)
Source: http://pathorama.ch/ 

Troubles de la coagulation et hémorragies

Les troubles de fonctionnement du foie dans la cirrhose réduisent les facteurs de coagulation que cet organe produit. En combinaison avec l'hypertension artérielle, très fréquente, cela conduit à une tendance aux hémorragies et saignements incontrôlés. Un cas fréquent est celui des hémorragies cérébrales.


 

Référence

[1] Complications de l'hypertension portale chez l'adulte, texte long - Paris, 4 et 5 décembre 2003 


    

Pour aller plus loin

Téléchargez l’application Stop-tabac

Nous invitons les fumeurs à télécharger notre application Stop-tabac pour smartphones et à participer à une étude de l’Université de Genève visant à tester son efficacité.
Les participants s’engagent à utiliser régulièrement l’application et à répondre à 3 brefs questionnaires de suivi, après 1 semaine, 1 mois et 6 mois. Pour participer, téléchargez l’appli Stop-tabac et suivez les instructions :

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Merci pour votre participation

Professeur Jean-Francois ETTER